| Manager | s.bertrand |
| Date de saisie | Monday 22 November 2021 |
| Date de l’accident | Wednesday 17 November 2021 |
| Heure de l’accident | 11:30 |
| Type d’accident | Accident de travail |
| Nom agent | BOIS |
| Prénom agent | Julie |
| Matricule agent | 7195 |
| Service agent | AGATE |
| Horaires agent | 9H-17H |
| Lieu de l’accident | Hotel de la Fourche - 6 av de St Ouen 75018 PARIS |
| Description | Julie BOIS Travailleuse sociale - Equipe AGATE - Secteur Sud Ouest (18e), m'a confiée en date du jeudi 18/11 vers 14H30 avec été victime de harcèlement sexuel et d'une agression sexuelle, d’après nous. Voici ce que Julie BOIS m'a rapportée : "Je me suis rendue à l’hôtel afin de visiter la famille XXX le mercredi 17 novembre au matin. Madame n’est pas présente. Je me suis assise à l’autre bout du lit. Il m’a invité à venir m’assoir à côté de lui pour que je puisse poser mon ordinateur sur la petite table qui se trouve devant lui. Le début de l’entretien s’est bien déroulé. Nous avons abordé notamment ses possibilités d’insertion professionnelle. Il a évoqué un passif difficile (traversée de la méditerranée en bateau, accident suite à un incendie de l’hébergement dans lequel il vivait…). Il a ensuite parlé à nouveau de sexualité, se plaignant encore de sa conjointe, qu’il ne touche pas car il ne veut pas d’enfant avec elle. Il me pose ensuite une question : « est-ce-que quand tu « dévierges » une fille, elle s’accroche forcément à toi ?». Il se plaint du fait que cela fait sept mois qu’il n’a pas eu de relation sexuelle. Il me dit « parfois en me réveillant, je suis mouillé ». Il m’indique ne pas « trouver d’autres filles », à son grand regret. Il devient de plus en plus nerveux et me dit « pardon Julie, pardon c’est plus fort que moi ! Quand je parle de ça, c’est plus fort que moi, j’ai besoin d’un docteur, pardon… ». Je remarque qu’il est en érection. Il se lève puis se place debout face à moi. Il allume une cigarette et se met à fumer. Il attrape son T-shirt nerveusement sur les côtés. Puis il me dit « moi je suis timide… ». Je ne bouge pas et ne dis rien, il me vient à l’esprit de fuir mais je n’y parviens pas. Je détourne néanmoins la tête afin de ne plus voir son érection, relativement près de mon visage. Il ajoute « la dernière fois j’étais en manteau... ». Il change alors totalement d’attitude et me raconte les viols conjugaux qu’il commet sur sa compagne Samia avec une très grande froideur émotionnelle : « qu’est ce que tu veux que je fasse avec ça ! c’est comme faire l’amour à un cadavre, elle a mal tout le temps, on dirait qu’elle est décédée… ». Il répète à plusieurs reprises « ça fait sept mois ! J’suis un mec ! » puis il ajoute « Mais toi…quand même je te respecte, quand même tu viens m’aider ». Je poursuis l’entretien toujours sans bouger en engageant une conversation sur l’accès au logement. Je change totalement de sujet dans l’espoir de stopper cette situation. Il me suit et me demande de rechercher un appartement seul, sans sa conjointe. Il semble « calmé ». Nous terminons l’entretien. Je sors de l’hôtel. Il m’accompagne et il marche quelques minutes à côté de moi dans la rue. Nous nous séparons à un carrefour." |
| Info reponsable | Sabrina BERTRAND - Responsable AGATE |
| Transport | Non |
| Par un tiers | Non |
| Rapport de police | Non |
| Cellule Psy | Oui |